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Dans un contexte national et local marqué par de fortes contraintes financières, le maire Jean Mangion, entouré de Céline Castells adjointe déléguée à l’Éducation, à l’Enfance, à la Jeunesse, aux Sports et à la Vie associative, et de Florence Plan, responsable de la Vie associative, a présenté aux associations les grandes orientations budgétaires pour 2026, ainsi que de nouvelles règles encadrant l’utilisation des bâtiments et de l’espace public. Objectif affiché : préserver le soutien au tissu associatif tout en renforçant la sécurité et la responsabilité juridique de chacun.

Le maire jean Mangion, entouré de Céline Castells adjointe déléguée à l’Éducation, à l’Enfance, à la Jeunesse, aux Sports et à la Vie associative, et de Florence Plan, responsable de la Vie associative.

Un contexte budgétaire plus contraint

La commune fait face à une baisse significative des subventions publiques, notamment de la part du Département, de la Région et de l’État. Alors que certains projets pouvaient auparavant être subventionnés à hauteur de 70 à 80 %, les aides atteignent désormais, dans les meilleurs cas, environ 40 %, principalement sur des thématiques ciblées comme la transition écologique (isolation, aménagement des sols, etc.).

Dans le même temps, les coûts augmentent fortement, en particulier dans les domaines du bâtiment et du matériel technique. Malgré cela, la commune fait le choix de ne pas augmenter les impôts à ce stade, tout en soulignant que cette question pourrait se poser à l’avenir si la situation se dégradait.

La capacité d’investissement reste possible grâce à un endettement très faible, qualifié de « raisonnable », permettant encore à la collectivité de financer des projets structurants, mais à un rythme plus étalé dans le temps.

Une enveloppe associative maintenue

Malgré ces contraintes, la municipalité a confirmé sa volonté de maintenir l’enveloppe globale dédiée aux associations, estimée à environ 50 000 euros par an, sur la base de 2025, et de faire en sorte que 2026 soit équivalente à 2025.

Cette stabilité est présentée comme un choix politique fort, alors que de nombreuses communes sont contraintes de réduire drastiquement leurs aides ou de stopper certains investissements. Les associations restent ainsi un pilier essentiel de la vie communale.

Recherche de nouvelles recettes

Pour compenser les pertes de fonctionnement, la commune développe ou étudie plusieurs leviers :

  • recettes issues du projet photovoltaïque,
  • maintien et développement des marchés (jusqu’à trois jours par semaine, avec possibilité le dimanche),
  • locations de matériel communal (véhicules, équipements), une pratique déjà répandue dans d’autres communes comparables,
  • locations de salles pour les événements à caractère lucratif, à des tarifs symboliques mais obligatoires légalement.

Ces mesures visent à préserver les services et les soutiens existants sans alourdir la fiscalité.

Une trentaine de représentants des associations grésouillaises était présente.

Sécurité : un changement majeur dans les pratiques

À la suite de drames récents survenus ailleurs en France, la commune a engagé une remise à plat complète des règles de sécurité dans les bâtiments municipaux et lors des événements accueillant du public.

Plusieurs principes clés ont été rappelés :

  • Interdiction stricte de la cuisson au gaz (barbecues, bouteilles de gaz, réchauds) dans les salles et sur l’espace public.
  • Les repas chauds ne pourront être réalisés que par des professionnels habilités (camions conformes aux normes) ou à l’électricité, sous conditions de puissance et de sécurité.
  • Les décorations inflammables (plastiques, mousses, ballons, tentures non conformes) sont interdites.
  • Les capacités maximales d’accueil des salles devront être strictement respectées.
  • Les associations ne pourront plus ajouter tables, chaises ou équipements au-delà de ce qui est autorisé.
  • Les issues de secours, extincteurs et dispositifs électriques feront l’objet d’un affichage clair et vérifié.

Ces règles seront intégrées dans les conventions de mise à disposition, qui devront être lues, approuvées et signées par les responsables associatifs.

Responsabilités juridiques et conventions renforcées

La municipalité a insisté sur la nécessité de formaliser toutes les utilisations :

  • Fin des arrangements informels entre associations (prêt de salle, échange de dates, etc.).
  • Toute occupation devra faire l’objet d’une autorisation officielle.
  • En cas d’événement lucratif (lotos, concerts, manifestations payantes), la location de la salle devient obligatoire, même à tarif réduit.

Ces mesures visent à protéger à la fois la commune et les associations, notamment en cas de contrôle ou d’incident.

Transparence financière des associations

Un rappel réglementaire a également été fait concernant la gestion financière des associations :

  • Les réserves financières doivent correspondre aux besoins de trésorerie courants.
  • Les associations n’ont pas vocation à constituer des placements financiers durables avec des fonds publics.
  • Les montants détenus devront être déclarés dans le cadre des conventions.

Des échanges individualisés sont prévus pour tenir compte de situations particulières, dans le respect de la réglementation.

Une démarche de dialogue et d’accompagnement

La commune a réaffirmé son attachement au monde associatif, reconnu comme un acteur central de l’animation et du lien social. Si les règles deviennent plus strictes, la volonté affichée est de travailler en concertation, d’expliquer les contraintes et de trouver des solutions adaptées lorsque cela est possible.

Certaines évolutions (travaux de mise aux normes, capacités définitives de certaines salles, projets de réhabilitation) dépendront toutefois des subventions à venir et restent, à ce stade, sujettes à confirmation.

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